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Les trois premiers exposés de la journée ont précisé le cadre de la question. Patricia Le Cadre, du Céréopa*, a brossé l’actualité complexe des marchés mondiaux. Dans ce contexte, les prairies conservent un intérêt : les prix des végétaux vont sans doute se maintenir, encourageant à produire des cultures de vente, mais en contrepartie l’aliment du bétail va être plus cher et l’herbe limitera les coûts pour les éleveurs bovins. A noter aussi la nécessité de valoriser davantage les sources d’aliments protéiques locaux (coûts de transports) : pour la région, l’opportunité est grande avec les co-produits disponibles à Rouen. André Pfimlin, de l’Institut de l’Elevage, nous a emmené faire un tour d’Europe des systèmes fourragers, avec la question des orientations de l’Union Européenne sur le soutien des prairies. Thème d’une grande actualité, puisque venait d’être décidé une possibilité de redistribuer la modulation des primes PAC vers des systèmes plus utilisateurs d’herbe. Le choix final, du ressort de chaque pays, est attendu courant 2009. Enfin Michel Lafont de la Chambre Régionale d’Agriculture, a présenté les exploitations bovines normandes et leur évolution. La production de viande est de plus en plus présente chez les éleveurs laitiers et progresse légèrement chez les allaitants spécialisés. Par ailleurs, le taux de prairie des exploitations est d’autant plus bas que l’éleveur est jeune. Au final, l’enjeu pour la région est de mieux valoriser la spécificité des produits bovins élevés à l’herbe. |